La Loi sur les langues officielles a quarante ans
ACTUALITÉS LINGUISTIQUES

Le Canada a parcouru beaucoup de chemin depuis quarante ans, mais n’a pas encore atteint les attentes exprimées dans la Loi sur les langues officielles, selon Graham Fraser. « Malgré quatre décennies de travail et certains succès indéniables, le Canada n’a pas su tirer pleinement avantage de son bilinguisme », a affirmé le commissaire aux langues officielles, qui présentait fin mai son rapport annuel marquant le quarantième anniversaire de la Loi.
« Le quarantième anniversaire de la Loi sur les langues officielles est une occasion idéale pour le gouvernement fédéral et ses institutions de mettre en valeur la dualité linguistique canadienne, selon M. Fraser. Il leur faut montrer par des mesures concrètes qu’au Canada, le français et l’anglais occupent et continueront d’occuper une place égale. »
La dualité linguistique canadienne recevra bientôt une attention internationale. M. Fraser s’est dit inquiet de la capacité du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 (COVAN) et des nombreuses institutions fédérales participantes à respecter leurs engagements à l’égard des services et des communications en anglais et en français.
Le commissaire a fait certaines recommandations au gouvernement fédéral, dont celle de résister à la tentation de sabrer les budgets des langues officielles ainsi que d’établir un véritable continuum d’apprentissage de la langue seconde, de l’école primaire à l’université.
Graham Fraser a ajouté que la participation des gestionnaires de la fonction publique est nécessaire pour régler certains problèmes qui subsistent dans l’offre de services bilingues et dans le milieu de travail.
Pour lire l’intégralité du communiqué rédigé par le Commissariat aux langues officielles, veuillez cliquer ici.






